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 Pour la première fois en France, une exposition d'ampleur au Mucem de Marseille retrace la lutte contre le VIH dans l'Hexagone, mais aussi de l'autre côté de la Méditerranée, en Afrique.
 Une émission présentée par le journaliste Stéphane Stasi, accompagné de Florent Molle (co-commissaire de l'exposition), Marie-Charlotte Calafat (Responsable du département collections et ressources documentaires du Mucem), de l'artiste Régis Samba Kounzi autour d'une de ses oeuvres, et de Patricia Enel, présidente du Comité de Coordination de lutte contre le VIH en Paca Ouest Corse. 

Réalisation Hugo Blandel Live Pictures.
 Une émission présentée par le journaliste Stéphane Stasi, accompagné de Florent Molle (co-commissaire de l'exposition), Marie-Charlotte Calafat (Responsable du département collections et ressources documentaires du Mucem), de l'artiste Régis Samba Kounzi autour d'une de ses oeuvres, et de Patricia Enel, présidente du Comité de Coordination de lutte contre le VIH en Paca Ouest Corse. 

Réalisation Hugo Blandel Live Pictures.
 La scène photographique africaine, francophone et anglophone, retient de plus en plus l’attention du public et des organisateurs de festivals. Preuve en est la place des artistes issus de ce continent présentés aux dernières Rencontres d’Arles avec THAWRA ! RÉVOLUTION ! SOUDAN, HISTOIRE D’UN SOULÈVEMENT ou The New Black Vanguard. Souvent peu connus en Europe, leur présence manifeste la vigueur de leur création, son foisonnement et la puissance des messages à transmettre, qu’il s’agisse des enjeux liés à l’égalité hommes/femmes ou à la persécution des minorités sexuelles dans certains pays d’Afrique.

Parmi ces nouvelles générations, une voix s’élève dans l’espace francophone pour dénoncer le sort des populations homosexuelles ou LGBT. Cette voix est celle de Régis Samba-Kounzi, un artiste qui se définit comme un photographe « afro-queer » dont les racines traversent la France, le Congo-Brazzaville, l'Angola et la RDC. Une épithète qui témoigne de ses choix de vie, de son engagement dans la lutte contre le SIDA auprès d’Act UP-Paris dans les années 2000, mais aussi du combat qu’il mène actuellement auprès des communautés LGBT en Afrique.

Yannick Le Guillanton l’a rencontré à Paris pour évoquer son projet « Minorités ». Ses images ne documentent pas seulement son activisme, elles sont avant tout le moyen de raconter des histoires, de rendre visible la vie d’êtres confrontés de près ou de loin à la maladie et de soulever la question de l’homoparentalité. Régis Samba-Kounzi sait que l’art reste un moyen puissant de sensibiliser le monde et d’agir pour défendre une cause juste. Son parcours est celui d’un artiste dont la vie est en dialogue constant et curieux avec l’altérité.
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 Rapport d'activité 2020 Sidaction
 LES PÉPITES DE NICOLA LO CALZO

Dans nos pépites de Mai notre invité Nicola Lo Calzo celèbre l'amour avec une sélection de photographes qui travaillent le corps marginalisé, stigmatisé, vulnerable. Sa troisième pépite est Régis Samba-Kounzi :
"Ancien activiste d’Act Up, une association de lutte contre le Sida crée à Paris à la fin des années 1980, Regis Samba Kounzi est l’un des premiers photographes ouvertement queer du continent africain. Il questionne le rejet des minorités sexuelles, héritage des lois coloniales et des églises occidentales, et plonge auprès de ses amis dans la communauté LGBTQI+ du Congo. « À visage caché ou découvert, nous avons tous décidé de témoigner pour expliquer notre réalité, revendiquer notre dignité et notre humanité, notre droit à la vie et, à terme, changer les choses. » Un travail majeur.
 Dossier : Face au VIH/sida
Sous la direction de Christophe Broqua, Monia Lachheb et Sandrine Musso.
Les dimensions sociales et politiques du VIH/sida au Maghreb sont moins connues que celles d’autres régions. La prévalence du virus y est certes faible, mais à l’heure où la « fin du sida » est devenue un mot d’ordre mondial, le Maghreb reste l’une des régions où l’épidémie continue de progresser, concentrée en grande partie dans les groupes les plus touchés, dits « populations clés ». Ce numéro revient sur l’histoire et l’actualité de certaines mobilisations associatives, gouvernementales ou internationales contre le VIH/sida au Maghreb. Plusieurs contributions traitent de la situation des « populations clés », y compris dans certaines de leurs intersections : homosexuels masculins, migrants d’Afrique subsaharienne vivant au Maghreb, migrants du Maghreb vivant en Europe. Non seulement ces populations doivent-elles réussir à survivre à la maladie, mais aussi à faire face à une stigmatisation redoublée par la confrontation au VIH/sida. Ne se limitant pas à un ensemble d’articles académiques de facture classique, ce numéro donne la parole à quelques acteurs importants, proposant également un exemple innovant de co-construction et de restitution de la recherche. Dans un contexte où la pandémie de Covid-19 masque et entrave la lutte contre le VIH/sida, il invite à ne pas relâcher l’attention à la fois scientifique et politique sur cette « autre » épidémie apparue il y a quarante ans mais toujours loin d’être vaincue.
 Le panafricanisme aux sources des combats LGBTI+ ?
Publié le 1 avril 2021 par Komitid

Il se pourrait bien que nous ayons bien plus à apprendre de l’histoire mis en silence des personnes issues des minorités sexuelles et de genre esclavagisées  et colonisées, ainsi que des luttes de résistance noires et panafricanistes.
Il est commun d'entendre que la lutte LGBTI+ sur le continent africain serait une importation des « droits-de-l'hommistes » blancs occidentaux. Et si les choses s'étaient en réalité passées dans l'autre sens ? C’est l’une des interrogations inédites qui se développe de plus en plus dans les milieux militant·es afro LGBTI+. Les luttes contre le racisme, l’homophobie et la transphobie sont des combats de longue date, qui trouvent leurs origines historiques dans les luttes séculaires d’émancipation et de quête de justice. Ce que l’on sait moins, c’est l’héritage très ancien que ce combat spécifique pour la dignité doit à la lutte d’émancipation des Noirs, à travers l’entreprise de déshumanisation systémique dont nous sommes victimes traversent l’Histoire depuis, notamment, l’entrée de l’humanité dans l’ère moderne, à la fin du 15eme siècle. 
En août 2020 a eu lieu la première pride panafricaine. C'était l'occasion pour les personnes LGBTI+ essentiellement anglophones, – africaines et afrodescendantes, mais pas seulement – de se réapproprier leur histoire. Car en ces temps, où le concept d’universalisme eurocentré et blanc est si facilement brandi pour faire taire celles et ceux qui questionnent les schémas dominants, il se pourrait bien que nous ayons bien plus à apprendre de l’histoire mis en silence des personnes issues des minorités sexuelles et de genre esclavagisées  et colonisées, ainsi que des luttes de résistance noires et panafricanistes.
 « Seul notre courage est contagieux » By La Rédaction De La Gazette / 4 Mai 2020
 
Over the rainbow, épisode 3: Régis Samba-Kounzi